Parole d’Expert – La sécurité ferroviaire

Présentation de Jean-Philippe SUCH, Directeur Général Adjoint de SFERIS

Jean-Philippe SUCH : « Je suis le directeur général adjoint de SFERIS, j’ai 51 ans et suis diplômé de l’Ecole de Management de Normandie et de l’ESSEC. Je m’occupe chez SFERIS notamment de la direction Qualité Sécurité Environnement en plus d’un certain nombre de fonctions support de l’entreprise. »

 

Quelles sont les activités de SFERIS ?

 

SFERIS est une filiale à 100% de la SNCF, notre entreprise a été créé il y a 5 ans.
En 5 ans nous avons connu une croissance importante puisque nous sommes passés de 0 à 74 millions d’euros et de 0 à 740 personnes à la fin 2016.
Nous prévoyons une croissance importante en 2017 puisque nous pensons être 900 personnes à l’effectif fin 2017 et réaliser 86 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Notre entreprise fait des travaux et de la maintenance dans les domaines ferroviaires, articulée en 4 activités appelées directions d’affaires:

  • Opérations de sécurité ferroviaire
  • Travaux et maintenance de voies
  • Travaux et maintenance caténaire
  • Opérations liées à la signalisation

Nous avons une Direction du matériel assez importante. Nous avons également un organisme de formation pour réaliser la totalité des formations de l’ensemble de nos métiers.

 

À quelles problématiques sont confrontés les responsables sécurité / responsables HSE dans le monde ferroviaire ?

 

Les activités liées au ferroviaire sont des métiers à risque. Paradoxalement les métiers du ferroviaire ne sont pas décrits dans le code du Travail, et c’est un décret du Ministère des Transports datant de 2015 qui en régit les règles particulières. Ces règles particulières fixent les normes en vigueur en terme de visites médicales d’aptitudes physiques et psychologiques, ainsi que le suivi des habilitations des personnes travaillant dans les métiers du ferroviaire.

Ça passe par la description précise de la veille Homme / Mission, c’est à dire la description de toutes les missions qu’un salarié doit être amené à réaliser.
De ce fait, le tout passe par ce que l’on appelle un plan de veille. Cela permet de suivre précisément à date fixe que les personnes qui sur le terrain, ou qui sont opérateurs ferroviaires de manière générale, sont bien en mesure de réaliser les missions qu’on leur confie.

Pour vous donner un ordre d’idée, SFERIS c’est 90 habilitations type différentes. C’est à peu près 2300 habilitations compte tenu de notre effectif à suivre chaque jour.
C’est un nombre considérable qui est amené à évoluer avec la croissance de l’entreprise.

 

Depuis quand êtes-vous utilisateur de WinLassie chez SFERIS? Quels modules utilisez-vous?

 

Nous avons commencé à déployer WinLassie sur le 2e semestre 2013. Tout d’abord en utilisant le module Habilitations, premier module utile dans le cadre de l’arrêté d’aptitudes.

Progressivement et à partir de cette base, nous avons ajouté la notion de Document Unique et la gestion des accidents du travail. Aujourd’hui, du fait de son caractère modulaire, nous avons ajouté un certain nombre d’autres modules que nous utilisons au quotidien. WinLassie est devenu le logiciel de référence pour SFERIS.

Outre les modules précédents, il y a également le Suivi des Formations, la Gestion des Visites Médicales, l’Analyse Environnementale, la gestion des habilitations et l’édition des cartes d’Habilitations de manière automatique. Cela nous permet d’être certain que pour chaque habilitation l’ensemble des critères sont bien ouverts ou bien requis pour délivrer une habilitation.
Nous utilisons également WinLassie pour suivre les procès verbaux de circulation, et sommes en cours de déploiement de l’E-Reporting.

WinLassie, de par son caractère modulaire, joue le rôle d’outil central pour le suivi des aspects sécurité ferroviaire de l’entreprise.

 

En quoi WinLassie vous aide dans cette gestion ?

 

La réponse à cette question est liée au caractère intégré de la solution. Cela veut dire qu’avec une seule base de référence, on arrive à avoir un certain nombre de documents ou d’informations qui gravitent autour du domaine. Quand on voit l’ensemble des outils que je viens de décrire dans la question précédente, cela montre bien l’intérêt de la solution.

Ça nécessite une organisation en interne précise, puisqu’il faut que la partie RH qui prend les réservations pour les visites médicales, la partie formation, la partie pôle sécurité ferroviaire et la partie direction opérationnelle de l’entreprise, tout cela doit fonctionner ensemble. Et le fait d‘avoir un outil qui centralise l’information, c’est un énorme plus.

Contrairement à ce qui se faisait avant, où chacun avait un bout de fichier dans un coin. Au moins on est certain que l’information qui est dans WinLassie est la seule qui fait foi dans l’entreprise. Pour ça c’est la seule source, et on y a travaillé. Le caractère central de ces informations est vital pour nous.

Avec 900 collaborateurs, la solution Excel n’est plus possible. Toute solution qui va dans l’intégration de ce qui à attrait de près ou de loin aux habilitations, à la gestion du risque ferroviaire au sens large, au document unique au sens large, est tout à fait pertinente. Et WinLassie en tout cas correspond à nos besoins.

L’outil nous a permis cette croissance. La croissance s’est faite logiquement, naturellement, une fois paramétré l’outil, une fois reparamétré le système d’habilitations puisque compte tenu des nouveaux arrêtés d’aptitudes ou de décrets on a dû changer pas mal de choses.

 

Voyez-vous des effets à moyen long terme dans l’utilisation de solution logicielle de santé sécurité telle que WinLassie ?

 

Avoir un outil, c’est important. il y a un gage effectivement de qualité parce que vous avez la capacité de prouver ce que vous avancez. Il ne s’agit pas de dire ce que vous êtes capables de gérer les habilitations de vos collaborateurs, encore faut-il le prouver. Ne serait-ce qu’en pouvant fournir des attestations à jour à vos collaborateurs sur le terrain. Ne serait-ce qu’en étant capables de prouver que le contenu du dossier habilitations existe, qu’il est présentable en cas d’audit. Ce que nous faisons puisque toutes les pièces justifiant une habilitation sont dans l’outil. Il est possible d’y accéder à distance. Par exemple d’éditer sa carte d’habilitation d’un salarié à n’importe quel endroit du territoire s’il l’a perdue.

La sécurité ferroviaire passe aussi par une bonne gestion des habilitations des personnes. De ce fait, avoir un outil de ce type est un gage de qualité, de traçabilité et donc de transparence avec soit les organismes de tutelle, soit les organismes chargés de faire les audits, soit nos propres opérateurs, notre propre structure opérationnelle. Cela leur permet à tout moment, lorsqu’elles mettent un opérateur sur le terrain, d’avoir quelqu’un qui a bien l’ensemble des conditions requises.

 

Recommanderiez-vous WinLassie à vos confrères pour la sécurité ferroviaire ? Pourquoi ?

 

L’expérience chez SFERIS depuis 2013 a montré que WinLassie évolue avec le temps. C’est même une de ses forces. Ce n’est pas une application figée. Une à 2 fois par an vous avez des release. Elles peuvent être:

  • soit sur des évolutions législatives
  • sur des modifications de programmation,
  • ou encore des ajouts de fonctionnalités faites soit parce que l’éditeur l’a jugé utile, soit parce qu’il est à l’écoute de ses clients.

Régulièrement, l’éditeur intègre les remarques de ses clients. Du fait de l’ensemble des fonctionnalités que vous avez, je considère que les fonctionnalités couvertes par l’outil ou celles qui viendraient à être ajoutées (comme le plan de veille)  font choisir cet outil.

Un projet informatique c’est compliqué. A l’échelle d’une boîte de 1000 personnes, cela nécessite un gros investissement. Avoir investi sur un outil, et petit à petit déployer tout ce qui a attrait à la sécurité au sens large, c’est de nature à faire un investissement et à l’amortir sur l’ensemble des modules.

L’intégration des fonctionnalités fait que je conseillerais cette solution pour une entreprise de taille intermédiaire comme la nôtre, ou des entreprises plus petites.

Avec le recul, ce qui était assez intéressant, c’est la façon dont on a pu progresser dans le temps. En terme d’écoute client, c’est plus intéressant d’être écouté par son fournisseur, et à l’inverse quand le client aide le fournisseur à faire évoluer le produit. Et je pense que c’est ce que l’on a réussi à faire dans le cadre des relations entre SFERIS et Gamma Software en l’occurence.

De manière générale, des problématiques ferroviaires un peu plus poussées sur un logiciel qui au départ ne l’était pas. SFERIS regardera avec intérêt le développement du module qui est en cours Le Plan de Veille, qui est quelque part la brique finale qui manque à l’outil pour répondre au monde ferroviaire.

L’évolution du produit dans le temps a fait que nos problématiques qui n’étaient pas forcément disponibles dans l’outil ont fini par être déployées au fur et à mesure. Paramétrée, développée, recettée, mis en oeuvre.  Par certains aspects il y a eu comme une co-construction de la solution. WinLassie est quelque part aussi la résultante d’une bonne communication entre les clients et un éditeur qui a écouté ses clients et ses besoins.

Finalement, le produit tel qu’il est aujourd’hui correspond beaucoup mieux aux attentes qu’on pouvait avoir par rapport au moment où l’on a commencé le projet en 2013. Cela a été un dialogue constructif dans le temps, et c’est de mon point de vue une qualité que doit avoir un fournisseur. Et ce la nous a permis de résoudre un certain nombre de problématiques beaucoup plus simplement.
La progression du projet a été faite de concert, aussi bien en charge que dans le cadre de la qualité de la solution, et on ne peut que s’en féliciter.

 

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